Les délices de Tokyo

Je suis allée cet après-midi au cinéma. Je ne vais guère voir les films sur grand écran, car dans la mesure où je suis très malentendante, j’ai beaucoup de mal à comprendre un film non sous-titré.

Toutefois, le problème ne se posait pas ici puisque Les délices de Tokyo n’est diffusé qu’en VOSTF, c’est à dire en japonais sous titré français. Parfait.

tumblr_o1lthef35C1s3qq4do1_400

Je n’avais qu’une vague idée de ce dont la film parlait, mais vu que je suis branchée Japon ces temps-ci, rien que le titre me faisait envie.

Voici la bande annonce : 

La scène d’ouverture filme en gros plan des cerisiers en fleurs, sur une douce mélodie de piano qui accompagne parfaitement bien les image. Cette harmonie se retrouvera souvent. La musique se fait discrète mais est toujours présente et donne une dimension supplémentaire au film. L’harmonie est un élément important de celui-ci.

Le cadrage est très soigné, minutieux. Je ne m’y connais pas assez en cinéma pour savoir ce que apporte au film, malheureusement, mais c’est pourtant suffisamment voyant pour que je le remarque.

L’histoire en elle-même est poétique et jolie, pudique tout en était parfois dure. On n’y trouve aucun jugement.  Ren, la quarantaine, cuisine tous les jours des dorayakis, genre de biscuits fourrés à la pâte de haricots rouges. Un jour, une vielle dame, Tokue, lui demande de l’embaucher et lui fait pour cela goûter à sa pâte. Cela convainc Ren, et la minuscule boutique connait rapidement un grand succès. mais Tokue a une histoire particulière, que Ren et Wakana, une lycéenne fidèle à la boutique, vont découvrir, sans pouvoir empêcher les rumeurs de prendre une ampleur démesurée.

J’ai particulièrement une phrase que prononce Tokue : « Les humains naissent pour regarder, aussi, même quand on ne réussit pas dans la vie, on peut trouver moyen de ne pas la rater ». Le film est tourné de façon assez classique, mais parfois s’entreposent les choses que Tokue regarde avec ravissement. Elle prend son temps, écoute et observe. Et le spectateur profite ainsi de ce qu’elle voit. Son naturel et sa joie de vivre nous font plusieurs fois éclater de rire.

Un passage nous tire quelques larmes, et pas de honte à avoir, le film finit bien après, donc on a le temps de sécher ses yeux en toute discrétion.

En quelques mots, je vous conseille fortement d’y aller, car j’en suis sortie heureuse, avec le sentiment d’avoir vu quelque chose d’important.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s