Patou adopte une famille d’humains

Bonjour, je m’appelle Patou, j’ai 2 ans, et je vous écris aujourd’hui pour vous parler de mon adoption d’humains.

J’ai vécu 18 mois chez un humain bien gentil et sympa, mais il a eu un bébé avec son
humaine, et après rien n’allait plus. Selon eux, je faisais toujours trop de bruit, j’allais le
rendre allergique, et j’en passe et des meilleures. Bref, il était temps pour moi de mettre les voiles.

Je suis donc resté 2 mois en colloc à la SPA de Lyon Brignais. C’est vraiment parce que je
n’avais pas le choix. Les voisins étaient bruyants. Nous étions tous plus ou moins dans le
même cas : obligés de déménager suite à une famille d’humains devenue invivable. Du
coup, nous convoquions chaque jour plein de familles pour venir nous voir et décider de qui serait potentiellement éligible. Quels énergumènes as t’on vu passer ! De la gentille mémé qui allait nous rendre obèse à force de nous nourrir à la famille de 6 enfants qui allaient nous empêcher de dormir… J’étais bien sûr pressé de partir, mais je voulais un appartement potable et des humains respectueux.

Finalement, un jour, une famille qui avait l’air d’avoir la tête sur les épaules est venue. Elle se composait de deux humains adultes et de deux enfants. Quatre humains d’un coup, ça fait beaucoup ! Allais­-je pouvoir les dresser ? Ça serait certainement un défi… Mais ils
avaient l’air gentils et avertis des besoins d’un chat. Puis ils ont ajouté que leur appartement disposait d’une terrasse, ce qui a achevé de me convaincre.

J’ai donc emménagé dans un nouvel appartement, avec mes quatre nouveaux humains.
Dans la voiture, j’entendis le mâle adulte dire “Je te préviens, il est hors de question qu’il
dorme dans le lit !” Je me suis marré intérieurement. Comme si c’était lui qui décidait ! Une fois arrivés, j’ai vite fait le tour du propriétaire, c’était pal mal, grand, avec plein d’endroits où me cacher et tenir des embuscades. J’ai voulu annoncer la coule12002148_1049569025061762_7135278008305637459_nur tout de suite : ici on est chez moi, donc ils se plient aux règles. Je me suis donc étalé sur le lit. Ils n’ont rien dit. Bien!

Le soir venu, ils m’ont servi à manger, des croquettes et du poisson. J’aime pas le poisson, donc je n’y ai pas touché. Quelques jours plus tard, ils m’ont enfin acheté de la viande. Quand même ! Un peu longs de la comprenette mais pas trop butés, c’est pas si mal. Je
dors dans le lit bien sûr, et ils viennent se mettre avec moi. Ils tiennent beaucoup de place, mais bon, il faut être tolérant.

12049164_1055896277762370_4861512019143599280_nLa terrasse est géniale, je peux observer les voisins. On s’insulte à travers les fenêtres. C’est pas que je suis raciste, mais le chat noir du rez­-de-­chaussée me cherche vraiment ! Il s’assied et me regarde, longtemps, fixement. Au début je faisais mine de l’ignorer,
maintenant je le pourris. C’est bon là, je suis chez moi quand même ! Plusieurs d’entre eux ont aussi des humains. On en parle des fois, ça va, ils sont gentils et un peu bêtes bien sûr. C’est un bon coin pour adopter.

18404_1023902557628409_5181640802652601230_nAu niveau du jeu, je n’ai toujours pas réussi à leur faire apprécier la saveur d’une course poursuite à 3 heures du matin. Ils grognent et restent couchés. Je ne désespère pas, le dressage est un exercice de longue haleine. Aussi, ils vont toujours faire leurs besoins dans
l’eau. Et ils prennent des bains. Je vais les voir pourtant, je leur miaule dessus pour leur dire que c’est mal, qu’ils sont fous. Parfois même, je les lèche moi-­même pour leur apprendre à se laver comme il faut, mais non, ils s’obstinent à utilise de la flotte. Bon, on est d’accord, ce sont des humains, il ne faut pas trop leur en demander.

Je partage mon jambon et mon poulet avec eux, même s’ils rajoutent de drôles de trucs
dessus, ils bouffent comme ils veulent, c’est pas si grave… J’essaye de les avertir que la
tomate ou le poivre ce n’est pas bon en vomissant devant eux de temps en temps. Le
message n’est jusque là pas passé.

Je joue avec eux. L’humaine pousse des cris quand je saute sur elle par surprise, c’est
assez pénible. L’humain le plus petit fait ma taille si je me mets debout, du coup c’est bien rigolo de lui bondir dessus dans le couloir, il hésite entre rire et pleurer.

10411751_1011738515511480_7543384431039907350_nDans l’ensemble, je suis satisfait de cette adoption. Les humains adoptés ne sont pas trop pénibles, et ils se sont pliés avec facilité aux règles de la maison. La bouffe est bonne et servie à heures fixes. Ils ne viennent pas me déloger de mes fauteuils quand j‘y dors. Je
partage mon casse­-croûte avec le petit, et il me donne le sien en retour.

 

Bref, cette adoption est un succès. Ça n’allait pas de soi en y pensant. Adopter quatre
humains d’un coup, c’était risqué. J’espère que mon expérience vous aura permis de vous
faire votre idée, et qu’à votre tour, vous allez adopter un humain. C’est notre devoir de leur faire profiter de notre sagesse !

Patou Levraut

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Une réflexion sur “Patou adopte une famille d’humains

  1. C’est vrai qu’une adoption est à DEUX SENS : c’est une reconnaissance et surtout une acceptation MUTUELLES… y compris pour un chien qui peut très bien refuser ses nouveaux « maîtres » comme un chat parce que ça ne le fait pas comme on dit.

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