MacGyver 2016 – Peut mieux faire (garanti sans spoiler)

C’est une des sorties les plus attendues de cette rentrée 2016 : le reboot de l’emblématique MacGyver. Nous avons tous-tes fantasmé sur ce beau mec des années 80, séducteur pathologique et débrouillard chronique.

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Comme c’est souvent le cas, ce reboot nous laisse mitigé. Il a été diffusé mi-septembre  sur CBS, aux Etats Unis (Mon cousin qui vit là-bas m’envoie des VHS en express, je ne pirate rien, n’est-ce pas ?).

Bon, l’épisode commence mal : dès les premières minutes, on nous lâche le prénom de l’agent alors que la série originale avait mis beaucoup de soin à le garder secret. Un faux-pas qui pourra être vite pardonné si le reste suit.

Tout n’est pimagesas mauvais. On retrouve assez bien l’esprit de l’ancienne série, même si désormais, Mac sait s’entourer. Il est moins « loup solitaire ». D’ailleurs, son acolyte Jack est interprété avec brio par George Eads (Les experts), qui est à peu près le seul à produite un vrai et bon jeu d’acteur.

Le responsable de l’agence Phénix, Peter Thornton (Dana Elcar) s’est féminisé et est devenu Patricia Thornton (Sandrine Holt). Un coup de fraîcher qui fait du bien ! Car si l’ancienne série se gardait bien d’être sexiste (les femmes n’étaient que des demoiselles en détresse pour la plupart, oui, mais elles avaient du répondant et étaient libérées, sexuellement mais pas que. Elles occupaient des postes à responsabilité et savaient se battre), la série était tout de même très masculine. On espère que ce changement sera aussi bien perçu que celui de Starbuck dans l’excellent reboot de Battlestar Galactica.

Par ailleurs, il semble que Tristin Mays (Riley Davis), femme et noire, ait obtenu un rôle récurrent puisqu’elle est à l’affiche du casting. C’est une surdouée de l’informatique. Bien bien, bon début.

L’essence de la série a été dans l’ensemble préservée. L’humour plein de sous-entendus graveleux est bien là, et nous fait sourire. Selon Mac, il a fait les scouts, mais la seule chose qu’il en a retenu, c’est savoir repousser une fille et être toujours prêt. Hum hum. Quand à sa collègue informaticienne, c’est la meilleure avec un clavier, surtout quand elle est assise dessus. Bon, quand même, c’est drôle, moi, ça m’a fait marrer.

Mac est toujours aussi futé, et met en oeuvre tout son art pour se tirer des situations les plus épineuses. Il utilisera dans cet épisode de la suie, de la corde, du ruban adhésif et un plateau. Ces outils sont très mis en scène graphiquement dans la série, avec un petit texte qui explique ce que c’est. Par contre, on n’a pas eu droit aux explications sur le pourquoi et comment ça marche. On espère que ça venir, quand j’étais gamine, j’avais l’impression d’être super intelligente en y découvrant.

Attaquons-nous au gros morceau : Lucas Till, qui joue donc Mac, sera-t-il à la hauteur du très populaire et charismatique Dean Anderson ? Dur de reprendre un rôle aussi culte. Mon avis : dans l’absolu, il s’est sort bien. Plutôt bon acteur, son petit sourire en coin est à la hauteur du personnage. Par contre il est beaucoup trop jeune pour être crédible ! Quand il se présente, dans le prologue de l’épisode, il annonce qu’il a fait le MIT, quelques années d’armée et a finalement fini ici. Sérieux ? Il a 20 ans à tout casser ! Un Mac trentenaire (au moins) aurait été plus crédible. L’acteur a 26 ans mais le maquillage le rajeunit encore. Franchement dommage.

Malheureusement, la série souffre de grosses lacunes scénaristiques. Les expressions informatiques sont navrantes et ne veulent rien dire. On sait bien que c’est une fiction, mais soyons honnêtes, avec les vrais mots, ça en jetterait pareil. Pas besoin de mettre des termes les uns à la suite des autres  juste pour faire style. Ça fait vraiment soupirer.

Ensuite, l’épisode manque de surprises. Alors oui, on nous colle des courses poursuites et des explosions, mais le tout reste terriblement prévisible.

Il est à craindre que la série ne se transforme en nanar bon enfant, comme l’a fait la série Scorpions, qui se regarde juste pour rire de son  ̶a̶b̶s̶e̶n̶c̶e̶ ̶d̶e̶ scénario et ses incohérences.

Mais soyons magnanimes, c’est le pilote, il y a beaucoup de choses à introduire, continuons à regarder avant de nous faire une opinion définitive. J’attends un reboot de l’épisode des fourmis tueuses. Avis à la prod…

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