Glow, la nouvelle série Netflix

FmLhguEF.jpgOn en parle assez peu sur les réseaux sociaux. Mes ami-e-s ne connaissent pas. Pourtant, cela fait quelques jours qu’une série qui vaut le détour a fait son apparition sur Netflix. Comme vous avez lu le titre, vous savez que je parle de Glow.

Glow suit le parcours de Ruth, une actrice maladroite et naïve qui est embauchée (à grand peine) pour faire du catch féminin. Nous découvrons alors toute une galerie de personnages tous, mais surtout toutes, car le casting est majoritairement féminin, plus attachantes les unes que les autres. Bien sûr, on en déteste une ou deux dans le tas. Mais la série réussit l’exploit de diriger nos exaspération plutôt vers… les hommes. Entre le mari bêta, le réalisateur déconnecté (qui réalise d’habitude des films d’horreur porno interdits de diffusion tant ils sont subversifs) , le producteur un crétin et les pères invasifs, on peut sans problème s’identifier aux héroïnes et lever les yeux au ciel plus souvent qu’à notre tour.

Sans être véritablement engagé, on sourit régulièrement aux pieds de nez féministes et anti-racistes qui surgissent parfois, comme autant de clins d’oeil à notre société actuelle depuis les années 80.  La façon dont les stéréotypes sont mis à mal est intelligente. Le spectateur n’est pas mis devant des leçons de morale. Régulièrement, une catcheuse fait une remarque qui fait rire, sourire, parfois à retardement. On adore comme chacune accepte de se prêter au jeu : l’asiatique manie l’épée, l’hispanique se fait renommer Machu Pichu, la suédoise devra laisser sa place et ses médailles olympiques à une américaine pur jus parce que ça passe mieux à l’écran… On ne peut s’empêcher d’être outré-e-s quand le réalisateur attribue à une des femmes noires de l’équipe devra interpréter une femme qui vit comme une reine aux crochets des allocs. D’ailleurs, elle fait partie de celles qui n’accepterons pas si facilement de jouer le cliché. On la comprend…

Le casting est varié. Rarement on a vu à l’écran autant de diversité. Les actrices sont racisées et blanches, grosses, minces, grandes, petites et toutes ne sont pas des canons de beauté. Certaines ont des problèmes psychologiques, toutes ont des soucis dans leur vie quotidienne. Même si la plupart des spectatrices n’approcheront jamais un ring, il est facile de s’identifier.

Pas besoin d’être fan de catch pour apprécier la série. Si ce sport est le sujet central, l’intrigue est définitivement tournée vers ses héroïnes. Chacune d’entre elle a droit à une histoire bien détaillée. A la façon d’Orange is the new Black, on découvrira peu à peu leurs passés à travers des flash-back.

Enfin, la série est très belle. La photographie et les prises de vues sont soignées, réfléchies au millimètre.

Bref, je ne saurai trop vous conseiller de tout lâcher, et d’aller faire un bon gros binge watching des familles devant Glow.

 

 

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