Au musée d’Orsay avec les enfants

J’ai réalisé il a quelques temps que je n’avais jamais emmené mes enfants dans un musée à proprement parler. Bien sûr, nous avions déjà vu diverses expositions et salons littéraires, et ils sont allés dans des musées avec l’école. Mais jamais nous n’en n’avions fait une expérience familiale.

Francilienne depuis peu, et depuis encore plus peu (oui, on se comprend !) titulaire de ma carte d’invalidité, il me titillait de courir les musées parisiens. Mais pour y emmener les enfants, il fallait un musée qui soit accessible. Et c’est la publicité du musée d’Orsay dans le métro qui m’a donnée envie de me lancer.

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Commencer par les impressionnistes, c’est une bonne façon de les initier à l’Art. En effet, les tableaux sont figuratifs, immédiatement appréhendables ;  pas besoin de connaître toute l’histoire de la peinture pour voir ce qui est représenté.

Décision était prise, et le mercredi suivant, RER C (glauque, beurk !) jusqu’au musée.

A peine arrivés, les deux loustics ont été séduits par la place devant le musée et ses magnifiques sculptures.

Une fois dans le bâtiment, il leur a fallu quelques minutes pour en appréhender la grandeur et la majesté. Nous sommes allés voir la maquette, et je leur ai expliqué l’histoire du lieu, qui est une ancienne gare.

J’avais bien pensé ma visite : je voulais commencer par le rez-de-chaussée pour montrer tout d’abord l’art sacré : la représentation du divin et de la mythologie, pour expliquer que les impressionnistes ont décidé que rien n’est trop banal à peindre et qu’ils ont ainsi changé la face de l’Art.

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Ezio et Lilou on été assez impressionnés par cette peinture, et la violence des sujets représentés. Ezio surtout a un été un brin choqué par tout ce nu. Je lui ai expliqué que c’était pour représenter la beauté du corps humain, et lui qui aime tant l’anatomie a eu l’air convaincu.

Ils sont restés un long moment devant L’égalité devant la mort, de William Bouguereau.

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Ils ont très bien compris la métaphore du voile blanc, les ailes noires de l’ange, et Lilou m’a dit que ça la rendait triste, mais une tristesse tendre car c’était beau. J’étais très contente : pari gagné !

Nous avons continué par les toiles de Vuillier et Bonnard, un peu plus gaies, qui leur ont bien plues également (Bonnard adorait les chats, donc c’était difficile de nous déplaire !)

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Nous sommes ensuite montés à l’étage des impressionnistes, au cinquième.  Nous avons bien pris le temps de tout regarder, de commenter. Lilou a craqué pour Monet. Elle a aimé sa façon de travailler la lumière, par touches et reflets. Mais c’est Van Gogh qui a remporté son coeur avec sa Nuit étoilée.

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Ezio m’a dit qu’il a préféré les peintures du rez de chaussée et la maquette de Paris sous les pavés de verre, sur laquelle on peut marcher. A 6 ans, on comprend !

La grosse horloge et la belle vue les ont séduits également.

Quant à moi, qui n’ai pas une culture picturale extraordinaire, je me suis retrouvée un peu frustrée de ma visite, car au bout d’une heure et demie, les petits en avaient marre. Nous n’avons donc pas vu l’exposition Degas, ni le japonisme. Je savais que la visite serait relativement courte, mais déjà une heure et demie, je trouve qu’ils ont bien tenus et ont été attentifs.  J’ai pris quelques minutes pour laisser l’émotion me gagner devant Caillebotte, qui fait partie de mes artistes préférés.

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Cette réussite m’a enchantée et je compte bien renouveler l’expérience avec un musée peut-être un peu plus compliqué, pour voir par exemple de l’art contemporain.

Dans tous les cas, n’hésitez pas à emmener vos enfants à Orsay, qui est vraiment child-friendly.

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L’égalité des sexes passera par la langue

Récemment, une polémique a eu lieu sur Twitter. Vous n’êtes sans doute pas passé-e à côté :Capture du 2017-08-16 12-32-41.png

Mon entourage est plutôt sensibilisé au féminisme, donc, par bonheur, je n’ai pas eu à essuyer trop de remarques insultantes ou méprisantes, à part un. C’est d’ailleurs ce post qui m’a fait réaliser qu’un article explicatif ne serait pas du luxe.

Alors tout d’abord : qu’on soit pour, contre ou sans opinion sur le mot « femmage », rien ne justifie la réponse mise en valeur par les Répliques. « On va finir par leur donner un pays », c’est du même niveau que de dire « les musulmans doivent retourner chez eux ». Le féminisme n’est pas une nationalité et balancer ça avec tout ce mépris, c’est injurieux.

Ensuite, mettons de côté notre opinion, fracturons-nous le crâne pour apporter un peu d’oxygène au cerveau et étudions les mots « hommage » et « femmage ». Femmage a-t-il lieu d’exister ?

Commençons par la définition actuelle d’hommage, selon le Larousse. Hommage. Don qui exprime le respect, l’admiration, la reconnaissance de quelqu’un ; marque de respect : Agréez cet hommage de ma sincère admiration. Acte par lequel le vassal se reconnaissait l’homme de son seigneur. (L’hommage était suivi du serment de foi.) 

On constate que ce mot est profondément historique puisqu’on y parle de vassal de seigneur. Un petit coup d’œil à l’étymologie alors ? C’est trop long pour être copié ici, mais vous pouvez aller voir sur le Littré, une référence sûre en la matière. On notera surtout :

Terme de féodalité. Promesse de fidélité et de devoirs faite au seigneur par le vassal ou homme.
Quand on parle de féodalité, vassal et seigneur, on parle bien d’obéissance et de servitude.  Par ailleurs, on note l’absence de majuscule à homme, ce qui signifie qu’on ne parle pas de l’espèce humaine en général, le Littré n’aurait pas fait cette erreur.

Le terme hommage a donc une racine profondément masculine. Une femme devait obéissance à un homme comme une vassal à son seigneur.

Dans le post qui se plaignait de l’extrémisme féministe dont je parlais au début, on m’objecte qu’on ne peut pas prendre la définition de tous les mots pour en rappeler les racines. C’est vrai. Ce serait un peu vain. La langue évolue et les définitions qui avaient cours hier ont changé aujourd’hui.

La langue évolue. Et oui. Donc pourquoi ne pas créer un nouveau mot ? Après tout, on utilise plein de mots qui ne sont pas encore reconnus de façon académique, non entrés dans le dictionnaire. Geeker, chatter, ennuyant, fuiter, spoiler… On ne les enseigne pas à l’école, pourtant ils sont couramment utilisés par tous. Un de plus ou un de moins… Personne ne vous oblige à l’utiliser s’il ne vous plait pas.

Il me semble que le mot femmage s’inscrit dans un effort de féminisation de la langue. On se bat pour « autrice », nous autres femmes qui écrivons. On peut aussi préférer écrivaine (on m’a objecté que le mot est vraiment laid, avec ce « vaine » à la fin, comme si dans écrivain on n’entendait pas « vain »…) ou auteure (qu’on ne peut différencier  d’auteur à l’oral). Personnellement, j’utilise facilement le pronom personnel « iel » quand je ne connais pas le genre d’une personne, ou bien que celui-ci est une information complètement inutile. Pour un bébé par exemple. Qui n’a jamais louvoyé de peur de se faire reprendre « ce n’est pas un garçon ! » ou « mais c’est une fille ! ». Dire « iel est éveillé-e » nous sort de bien des ennuis. C’est ce qu’on appelle l’écriture inclusive. Il s’agit d’un vrai neutre, pas d’un masculin qui l’emporte par défaut.

A ceci, on m’a objecté qu’à part moi et un autre contact, personne ne l’utilise. Oui, c’est peu usité car très méconnu. Sorti des sphères du féminisme, on le voit guère. Il y a 20 ans, personne n’utilisait le mot docteure. Il est passé dans le langage courant aujourd’hui et son utilisation est même recommandée par le gouvernement, même si toujours considéré comme un barbarisme par l’académie française. Il faut bien commencer par quelque part. Heureusement que la langue ne se limite pas aux 6 ou 7 mots ajoutés annuellement dans les dictionnaires ! Nous ne vivons pas le roman 1984 où les élites décident quels mots peuvent être utilisés ou pas. Donc, aujourd’hui, 2 contacts, demain 3, la semaine prochaine 5… Les changements sont lents. Mais ils sont là.

J’ai des personnes LGBT dans mes contacts, et celleux sont bien content-e-s de pouvoir utiliser un genre neutre, non opprimant. Une personne trans préfère qu’on utilise un pronom personnel neutre plutôt qu’on la mégenre. L’évolution de la langue permet donc de ne plus invisibiliser les minorités. Il y a un véritable effort à faire pour mettre en place un réel genre neutre en français. Comme on l’a vu, seule l’utilisation amène la validation, alors allons-y Alonso !

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On s’est un peu éloigné du sujet principal. Si vous voulez en apprendre plus sur le genre neutre en français, je vous conseille l’article d’Unique en son genre, qui permet d’entrer facilement dans le sujet. Il faut savoir que le neutre français en est à ses tous débuts et est encore en mouvement.

Revenons au mot femmage. Nous avons vu que son pendant masculin vient d’une culture patriarcale à l’heure où l’on ne la discutait pas. Donc, finalement, aujourd’hui qu’on la discute et même qu’on la combat, pourquoi ne pas instaurer un mot féminin ? Comme on l’a dit plus haut, personne ne vous oblige à l’utiliser s’il ne vous plait pas. Donc au pire, cela vous laissera indifférent (m’est avis que si le sujet vous laisse indifférent-e, vous n’aurez pas lu jusqu’ici). Toujours dans le post qui m’a donné envie d’écrire cet article, on me répond que c’est du féminisme extrémiste.

Ce qu’on appelle le féminisme extrémisme, ou radical, c’est quand on inverse les oppressions. Les hommes deviennent opprimés pour payer les siècles d’oppression vécus par les femmes. Est-on dans ce cas de figure ? Clairement non. L’invention d’un nouveau mot ne lèse en rien ces messieurs, puisqu’on ne supprime pas le mot masculin ni ne les empêchons de l’utiliser. Il s’agit juste… d’égalité.

Enfin, on m’objectera qu’il y a bien des combats qui sont plus important et méritent d’être menés au lieu de ça. A mon sens, le combat de la langue doit être mené, et vite. Comment veut-on que des petits garçons de 6 ans ne se sentent pas supérieurs aux filles quand ils apprennent que le masculin l’emporte toujours ? Comment veut-on que des petits filles ne sentent pas invisibilisées parce que le métier qu’elles veulent faire n’a pas de féminin ? La langue est le miroir de la façon de penser d’un peuple. Changer la langue, c’est changer les mentalités. Si l’on change de mentalité, la langue doit s’adapter : aujourd’hui, on ne dit plus nègre, considéré, à raison, comme profondément raciste.

La création de mots féminins a du sens, et il faut nous efforcer d’intégrer ces mots à notre vocabulaire courant.

Et, je le répète, si vraiment ça vous semble impossible, pas de problème, en aucun cas nous n’y êtes obligé-e. Simplement, gardez à l’esprit que pour de nombreuses personnes, ce détail qui vous a énervé-e est important et est l’objet d’une lutte justifiée. Donc, s’il vous plait, pas de mépris. On garde l’esprit ouvert et au lieu de crier au féminisme extrémiste, on écoute les arguments des concerné-e-s.

Glow, la nouvelle série Netflix

FmLhguEF.jpgOn en parle assez peu sur les réseaux sociaux. Mes ami-e-s ne connaissent pas. Pourtant, cela fait quelques jours qu’une série qui vaut le détour a fait son apparition sur Netflix. Comme vous avez lu le titre, vous savez que je parle de Glow.

Glow suit le parcours de Ruth, une actrice maladroite et naïve qui est embauchée (à grand peine) pour faire du catch féminin. Nous découvrons alors toute une galerie de personnages tous, mais surtout toutes, car le casting est majoritairement féminin, plus attachantes les unes que les autres. Bien sûr, on en déteste une ou deux dans le tas. Mais la série réussit l’exploit de diriger nos exaspération plutôt vers… les hommes. Entre le mari bêta, le réalisateur déconnecté (qui réalise d’habitude des films d’horreur porno interdits de diffusion tant ils sont subversifs) , le producteur un crétin et les pères invasifs, on peut sans problème s’identifier aux héroïnes et lever les yeux au ciel plus souvent qu’à notre tour.

Sans être véritablement engagé, on sourit régulièrement aux pieds de nez féministes et anti-racistes qui surgissent parfois, comme autant de clins d’oeil à notre société actuelle depuis les années 80.  La façon dont les stéréotypes sont mis à mal est intelligente. Le spectateur n’est pas mis devant des leçons de morale. Régulièrement, une catcheuse fait une remarque qui fait rire, sourire, parfois à retardement. On adore comme chacune accepte de se prêter au jeu : l’asiatique manie l’épée, l’hispanique se fait renommer Machu Pichu, la suédoise devra laisser sa place et ses médailles olympiques à une américaine pur jus parce que ça passe mieux à l’écran… On ne peut s’empêcher d’être outré-e-s quand le réalisateur attribue à une des femmes noires de l’équipe devra interpréter une femme qui vit comme une reine aux crochets des allocs. D’ailleurs, elle fait partie de celles qui n’accepterons pas si facilement de jouer le cliché. On la comprend…

Le casting est varié. Rarement on a vu à l’écran autant de diversité. Les actrices sont racisées et blanches, grosses, minces, grandes, petites et toutes ne sont pas des canons de beauté. Certaines ont des problèmes psychologiques, toutes ont des soucis dans leur vie quotidienne. Même si la plupart des spectatrices n’approcheront jamais un ring, il est facile de s’identifier.

Pas besoin d’être fan de catch pour apprécier la série. Si ce sport est le sujet central, l’intrigue est définitivement tournée vers ses héroïnes. Chacune d’entre elle a droit à une histoire bien détaillée. A la façon d’Orange is the new Black, on découvrira peu à peu leurs passés à travers des flash-back.

Enfin, la série est très belle. La photographie et les prises de vues sont soignées, réfléchies au millimètre.

Bref, je ne saurai trop vous conseiller de tout lâcher, et d’aller faire un bon gros binge watching des familles devant Glow.

 

 

Dans les rues de Tokyo

J’ai pris beaucoup de photos de Tokyo dans les rues, à la volée, en douce, ouvertement, des choses qui m’ont surpris, fait sourire et plues.

Commençons par quelques boutiques. Le nombre de magasins est hallucinant au Japon. Croyez-moi, Paris centre ou New York n’arrivent pas à la cheville de Tokyo. Ici se côtoient des gratte-ciel dédiés à une marque, des buildings rempli de boutiques modernes au nombre d’employés impressionnant et des minuscules échoppes traditionnelles.

Mention spéciale pour ce restaurant de poisson fugu, qu’il faut savoir préparer comme il faut sous peine d’être empoisonné. La déco est très soignée !

 

Autre chose que j’ai adorée, c’est la présence de petits aquariums aménagés dans la rue. De simples bacs de pierre avec des poissons rouges, mais tout de suite, ça apporte un peu de zen dans la ville.

Les immeubles sont tous reconnaissables à leur façon : forme, logo, hauteur, style… Ils sont tous très différents !

Moderne et ancien se côtoient et se complètent sans que ça paraisse étrange.

La part belle est faite aux annonces publicitaires, surtout à Akibahara, le quartier geek !

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Certains immeubles sont représentés par une statue, et ont une histoire. Ici, voici la grue d’Ueno, mais surtout, à Shibuya, un patron a dédié son immeuble à son chat et a fait érigé une statue à son nom.

Se balader dans les rues de Tokyo est un véritable plaisir. Leur propreté est légendaire, à cela s’ajoute une sacrée dose de dépaysement, et il est interdit d’y fumer ! Il existe des espaces prévus pour, espèces d’aquarium pour fumeurs.

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Quand on parle de dépaysement… Ca fait bizarre d’arriver dans un pays on où est dans l’incapacité de simplement lire. Je veux dire, sans même parler la langue, on peut généralement déchiffrer les noms. Pas là, puisque les japonais n’utilisent pas d’alphabet latin. Du coup, chaque affiche devient un mystère…

Sans parler du plan du métro…

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Revenons à des choses plus triviales. Avez-vous déjà vu une voiture de police japonaise ?

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Plus difficile : un camion de poubelles japonais ?

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Et niveau master : le carrefour de Shibuya désert ?

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Nous y étions à 5 heures du matin (merci le décalage horaire)

Et niveau chance : une équipe de nettoyage du Shinkansen ?

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Près de notre hôtel, nous avons croisé le musée de la cuisine française, avec des cocottes minute en vitrine. A quoi tient la fierté nationale…

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Nous avons aussi croisé la route de nombreux salary-men.

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Profitons d’une balade de nuit…

Tokyo prend soin de ses habitants. Ici, devant un chantier, un compteur de décibels pour être sûr que la limite légale autorisée n’est pas dépassée.

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Et on finit par un détail super-kawaïï : les plaques d’égouts japonaises sont de toute beauté !

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Visite de l’Aquarium de Lyon

Ce dimanche 19 mars, après trois jours à parler de poulpes avec mon fils de 5 ans, pris d’une soudaine passion pour lesdits animaux (son déguisement au carnaval de l’école), nous avons décidé d’aller visiter l’Aquarium de Lyon pour parfaire notre éducation.

L’Aquarium est assez petit, on mettra environ 2 heures à en faire le tour, plus si vous voulez regarder le film (celui sur la protection des requins projeté quand nous y étions m’a émue aux larmes, je suis beaucoup trop sensible…).  L’Aquarium est très axé sur la protection des océans, mers et rivières, et mets le paquet sur l’importance des faunes aquatiques pour la planète et la nécessité de les protéger.

Les poissons ont l’air bien traités, les bassins sont spacieux. Il n’y avait pas trop de monde, mais on déplore tout de même que des visiteurs indélicats tapent sur les vitres ou prennent des phots avec flash alors qu’il est partout précisé que ça stresse les résidents.

Parlons donc des espèces qu’on peut admirer. Elles sont nombreuses, et nous offrent un fabuleux spectacle. Mes photos valent mieux que des mots. Place aux images !

Nous avons vu…

Des carpes bien de chez nous en habit de fête

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Des poissons plus exotiques en parure plus sobre

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Des poissons ravis de se faire en photo

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Et d’autres mécontents

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Des gros poissons

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Et des petits

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Des à pois

Des rayés

Des moustachus

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Des très moustachus

Des qui défient toute catégorie

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Des ronds

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Des étoilés

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Des carrés

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Des plats

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Des allongés

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Des pas tout-à-fait-poissons

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Des timides

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Des curieux

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Des pas-timides-du-tout

Des rapides

Des plus posés

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Des dont on ne sait pas trop si ce ne sont pas des plantes

Des célèbres

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Des qui voudraient bien l’être

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Des pas-poissons

Des limules préhistoriques

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Des poissons pas-nés (oui, bon…)

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Des très bien cachés

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Des un peu moins doués…

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D’autres qui n’essayaient même pas

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Des poudrés d’or

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Des à une corne

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D’autres qui ont décidé que deux, c’était mieux

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Ce fut en tout cas un bien joli moment !

Le palais impérial de Tokyo

Peut-être n’avions nous pas lu notre guide avec suffisamment d’attention.. Ce deuxième jour japonais commença par une petite déception. Nous avions décidé d’aller voir le palais impérial.

Sauf que… Ledit palais n’est pas accessible au public. Les jardins sont ouverts quelques jours dans l’année, et on aperçoit à peine un petit bout de toit depuis la cour. Bon, dommage, et tant pis.

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Ceci dit, déception tout de peine teintée de magnifiques découvertes. Sur le chemin, nous avons croisé une voiture anti-émeute. Nous avons eu un instinct de recul bien franco-français en dépassant les policiers, qui nous ont souri et nous ont salués. Le Japon, c’est dépaysant, on vous dit !

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Cette balade nous a aussi donné l’occasion d’admirer la façon dont Tokyo a réussi à conserver son patrimoine historique et architectural sans pour autant rechigner à la modernité.

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Et, au détour d’une rue, nous sommes tombés sur un petit parc aux cerisiers tout en fleurs. L’occasion d’une pause photos !

Manger à Tokyo

Après quelques mois d’absence et des soucis de santé, me voici de retour pour vous offrir mes plus belles photos de voyage et mes conseils lifestyle de hipster bobo #oupas .

Nous sommes donc, mon mari et moi, partis au Japon en avril 2016. Parmi les grandes interrogations, celle de la nourriture. Que diable allons nous trouvez à manger dans un pays si lointain ? Une certaine appréhension se faisait sentir.

Commençons par Tokyo, première ville où nous avons mangé. Le lendemain de notre arrivée, nous sommes allés nous balader, très tôt à cause du décalage horaire, à Ueno. Une fois le tour du parc fini, nous avons trouvé une boulangerie où tout était orné d’ours, de pandas, de koalas et autres bestioles kawaii. Une pause petit-déjeuner s’imposait.

Surprise, toutes les pâtisseries étaient fourrées avec une pâte épaisse.

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Majoritairement, c’était bon, mais un peu écœurant. On s’attendait plus à de la brioche.

Nous avons vite constaté qu’à Tokyo, plus qu’ailleurs, la nourriture est un support, certes peu durable, pour l’art.

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Le Japon est aussi le seul pays que je connaisse où même la bouffe d’aéroport te met l’eau à la bouche !

 

Mention spéciale pour ce minuscule resto d’Akibahara. Le dépaysement fut total : menu en japonais, affiché sur le mur (voir photo ci dessous) et personnel non anglophone, mais tout à fait charmant. Nous avons commandé totalement au pif et nous nous sommes régalés ! De plus, les murs peints et les tabourets de couleurs nous ont offerts un cade superbe.