Dans les rues de Tokyo

J’ai pris beaucoup de photos de Tokyo dans les rues, à la volée, en douce, ouvertement, des choses qui m’ont surpris, fait sourire et plues.

Commençons par quelques boutiques. Le nombre de magasins est hallucinant au Japon. Croyez-moi, Paris centre ou New York n’arrivent pas à la cheville de Tokyo. Ici se côtoient des gratte-ciel dédiés à une marque, des buildings rempli de boutiques modernes au nombre d’employés impressionnant et des minuscules échoppes traditionnelles.

Mention spéciale pour ce restaurant de poisson fugu, qu’il faut savoir préparer comme il faut sous peine d’être empoisonné. La déco est très soignée !

 

Autre chose que j’ai adorée, c’est la présence de petits aquariums aménagés dans la rue. De simples bacs de pierre avec des poissons rouges, mais tout de suite, ça apporte un peu de zen dans la ville.

Les immeubles sont tous reconnaissables à leur façon : forme, logo, hauteur, style… Ils sont tous très différents !

Moderne et ancien se côtoient et se complètent sans que ça paraisse étrange.

La part belle est faite aux annonces publicitaires, surtout à Akibahara, le quartier geek !

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Certains immeubles sont représentés par une statue, et ont une histoire. Ici, voici la grue d’Ueno, mais surtout, à Shibuya, un patron a dédié son immeuble à son chat et a fait érigé une statue à son nom.

Se balader dans les rues de Tokyo est un véritable plaisir. Leur propreté est légendaire, à cela s’ajoute une sacrée dose de dépaysement, et il est interdit d’y fumer ! Il existe des espaces prévus pour, espèces d’aquarium pour fumeurs.

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Quand on parle de dépaysement… Ca fait bizarre d’arriver dans un pays on où est dans l’incapacité de simplement lire. Je veux dire, sans même parler la langue, on peut généralement déchiffrer les noms. Pas là, puisque les japonais n’utilisent pas d’alphabet latin. Du coup, chaque affiche devient un mystère…

Sans parler du plan du métro…

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Revenons à des choses plus triviales. Avez-vous déjà vu une voiture de police japonaise ?

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Plus difficile : un camion de poubelles japonais ?

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Et niveau master : le carrefour de Shibuya désert ?

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Nous y étions à 5 heures du matin (merci le décalage horaire)

Et niveau chance : une équipe de nettoyage du Shinkansen ?

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Près de notre hôtel, nous avons croisé le musée de la cuisine française, avec des cocottes minute en vitrine. A quoi tient la fierté nationale…

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Nous avons aussi croisé la route de nombreux salary-men.

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Profitons d’une balade de nuit…

Tokyo prend soin de ses habitants. Ici, devant un chantier, un compteur de décibels pour être sûr que la limite légale autorisée n’est pas dépassée.

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Et on finit par un détail super-kawaïï : les plaques d’égouts japonaises sont de toute beauté !

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Visite de l’Aquarium de Lyon

Ce dimanche 19 mars, après trois jours à parler de poulpes avec mon fils de 5 ans, pris d’une soudaine passion pour lesdits animaux (son déguisement au carnaval de l’école), nous avons décidé d’aller visiter l’Aquarium de Lyon pour parfaire notre éducation.

L’Aquarium est assez petit, on mettra environ 2 heures à en faire le tour, plus si vous voulez regarder le film (celui sur la protection des requins projeté quand nous y étions m’a émue aux larmes, je suis beaucoup trop sensible…).  L’Aquarium est très axé sur la protection des océans, mers et rivières, et mets le paquet sur l’importance des faunes aquatiques pour la planète et la nécessité de les protéger.

Les poissons ont l’air bien traités, les bassins sont spacieux. Il n’y avait pas trop de monde, mais on déplore tout de même que des visiteurs indélicats tapent sur les vitres ou prennent des phots avec flash alors qu’il est partout précisé que ça stresse les résidents.

Parlons donc des espèces qu’on peut admirer. Elles sont nombreuses, et nous offrent un fabuleux spectacle. Mes photos valent mieux que des mots. Place aux images !

Nous avons vu…

Des carpes bien de chez nous en habit de fête

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Des poissons plus exotiques en parure plus sobre

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Des poissons ravis de se faire en photo

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Et d’autres mécontents

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Des gros poissons

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Et des petits

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Des à pois

Des rayés

Des moustachus

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Des très moustachus

Des qui défient toute catégorie

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Des ronds

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Des étoilés

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Des carrés

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Des plats

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Des allongés

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Des pas tout-à-fait-poissons

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Des timides

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Des curieux

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Des pas-timides-du-tout

Des rapides

Des plus posés

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Des dont on ne sait pas trop si ce ne sont pas des plantes

Des célèbres

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Des qui voudraient bien l’être

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Des pas-poissons

Des limules préhistoriques

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Des poissons pas-nés (oui, bon…)

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Des très bien cachés

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Des un peu moins doués…

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D’autres qui n’essayaient même pas

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Des poudrés d’or

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Des à une corne

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D’autres qui ont décidé que deux, c’était mieux

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Ce fut en tout cas un bien joli moment !

Le palais impérial de Tokyo

Peut-être n’avions nous pas lu notre guide avec suffisamment d’attention.. Ce deuxième jour japonais commença par une petite déception. Nous avions décidé d’aller voir le palais impérial.

Sauf que… Ledit palais n’est pas accessible au public. Les jardins sont ouverts quelques jours dans l’année, et on aperçoit à peine un petit bout de toit depuis la cour. Bon, dommage, et tant pis.

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Ceci dit, déception tout de peine teintée de magnifiques découvertes. Sur le chemin, nous avons croisé une voiture anti-émeute. Nous avons eu un instinct de recul bien franco-français en dépassant les policiers, qui nous ont souri et nous ont salués. Le Japon, c’est dépaysant, on vous dit !

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Cette balade nous a aussi donné l’occasion d’admirer la façon dont Tokyo a réussi à conserver son patrimoine historique et architectural sans pour autant rechigner à la modernité.

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Et, au détour d’une rue, nous sommes tombés sur un petit parc aux cerisiers tout en fleurs. L’occasion d’une pause photos !

Manger à Tokyo

Après quelques mois d’absence et des soucis de santé, me voici de retour pour vous offrir mes plus belles photos de voyage et mes conseils lifestyle de hipster bobo #oupas .

Nous sommes donc, mon mari et moi, partis au Japon en avril 2016. Parmi les grandes interrogations, celle de la nourriture. Que diable allons nous trouvez à manger dans un pays si lointain ? Une certaine appréhension se faisait sentir.

Commençons par Tokyo, première ville où nous avons mangé. Le lendemain de notre arrivée, nous sommes allés nous balader, très tôt à cause du décalage horaire, à Ueno. Une fois le tour du parc fini, nous avons trouvé une boulangerie où tout était orné d’ours, de pandas, de koalas et autres bestioles kawaii. Une pause petit-déjeuner s’imposait.

Surprise, toutes les pâtisseries étaient fourrées avec une pâte épaisse.

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Majoritairement, c’était bon, mais un peu écœurant. On s’attendait plus à de la brioche.

Nous avons vite constaté qu’à Tokyo, plus qu’ailleurs, la nourriture est un support, certes peu durable, pour l’art.

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Le Japon est aussi le seul pays que je connaisse où même la bouffe d’aéroport te met l’eau à la bouche !

 

Mention spéciale pour ce minuscule resto d’Akibahara. Le dépaysement fut total : menu en japonais, affiché sur le mur (voir photo ci dessous) et personnel non anglophone, mais tout à fait charmant. Nous avons commandé totalement au pif et nous nous sommes régalés ! De plus, les murs peints et les tabourets de couleurs nous ont offerts un cade superbe.

MacGyver 2016 – Peut mieux faire (garanti sans spoiler)

C’est une des sorties les plus attendues de cette rentrée 2016 : le reboot de l’emblématique MacGyver. Nous avons tous-tes fantasmé sur ce beau mec des années 80, séducteur pathologique et débrouillard chronique.

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Comme c’est souvent le cas, ce reboot nous laisse mitigé. Il a été diffusé mi-septembre  sur CBS, aux Etats Unis (Mon cousin qui vit là-bas m’envoie des VHS en express, je ne pirate rien, n’est-ce pas ?).

Bon, l’épisode commence mal : dès les premières minutes, on nous lâche le prénom de l’agent alors que la série originale avait mis beaucoup de soin à le garder secret. Un faux-pas qui pourra être vite pardonné si le reste suit.

Tout n’est pimagesas mauvais. On retrouve assez bien l’esprit de l’ancienne série, même si désormais, Mac sait s’entourer. Il est moins « loup solitaire ». D’ailleurs, son acolyte Jack est interprété avec brio par George Eads (Les experts), qui est à peu près le seul à produite un vrai et bon jeu d’acteur.

Le responsable de l’agence Phénix, Peter Thornton (Dana Elcar) s’est féminisé et est devenu Patricia Thornton (Sandrine Holt). Un coup de fraîcher qui fait du bien ! Car si l’ancienne série se gardait bien d’être sexiste (les femmes n’étaient que des demoiselles en détresse pour la plupart, oui, mais elles avaient du répondant et étaient libérées, sexuellement mais pas que. Elles occupaient des postes à responsabilité et savaient se battre), la série était tout de même très masculine. On espère que ce changement sera aussi bien perçu que celui de Starbuck dans l’excellent reboot de Battlestar Galactica.

Par ailleurs, il semble que Tristin Mays (Riley Davis), femme et noire, ait obtenu un rôle récurrent puisqu’elle est à l’affiche du casting. C’est une surdouée de l’informatique. Bien bien, bon début.

L’essence de la série a été dans l’ensemble préservée. L’humour plein de sous-entendus graveleux est bien là, et nous fait sourire. Selon Mac, il a fait les scouts, mais la seule chose qu’il en a retenu, c’est savoir repousser une fille et être toujours prêt. Hum hum. Quand à sa collègue informaticienne, c’est la meilleure avec un clavier, surtout quand elle est assise dessus. Bon, quand même, c’est drôle, moi, ça m’a fait marrer.

Mac est toujours aussi futé, et met en oeuvre tout son art pour se tirer des situations les plus épineuses. Il utilisera dans cet épisode de la suie, de la corde, du ruban adhésif et un plateau. Ces outils sont très mis en scène graphiquement dans la série, avec un petit texte qui explique ce que c’est. Par contre, on n’a pas eu droit aux explications sur le pourquoi et comment ça marche. On espère que ça venir, quand j’étais gamine, j’avais l’impression d’être super intelligente en y découvrant.

Attaquons-nous au gros morceau : Lucas Till, qui joue donc Mac, sera-t-il à la hauteur du très populaire et charismatique Dean Anderson ? Dur de reprendre un rôle aussi culte. Mon avis : dans l’absolu, il s’est sort bien. Plutôt bon acteur, son petit sourire en coin est à la hauteur du personnage. Par contre il est beaucoup trop jeune pour être crédible ! Quand il se présente, dans le prologue de l’épisode, il annonce qu’il a fait le MIT, quelques années d’armée et a finalement fini ici. Sérieux ? Il a 20 ans à tout casser ! Un Mac trentenaire (au moins) aurait été plus crédible. L’acteur a 26 ans mais le maquillage le rajeunit encore. Franchement dommage.

Malheureusement, la série souffre de grosses lacunes scénaristiques. Les expressions informatiques sont navrantes et ne veulent rien dire. On sait bien que c’est une fiction, mais soyons honnêtes, avec les vrais mots, ça en jetterait pareil. Pas besoin de mettre des termes les uns à la suite des autres  juste pour faire style. Ça fait vraiment soupirer.

Ensuite, l’épisode manque de surprises. Alors oui, on nous colle des courses poursuites et des explosions, mais le tout reste terriblement prévisible.

Il est à craindre que la série ne se transforme en nanar bon enfant, comme l’a fait la série Scorpions, qui se regarde juste pour rire de son  ̶a̶b̶s̶e̶n̶c̶e̶ ̶d̶e̶ scénario et ses incohérences.

Mais soyons magnanimes, c’est le pilote, il y a beaucoup de choses à introduire, continuons à regarder avant de nous faire une opinion définitive. J’attends un reboot de l’épisode des fourmis tueuses. Avis à la prod…

Les petites reines, un livre à chérir et à rire

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Comme vous le savez si vous me suivez régulièrement, ou comme vous l’allez l’apprendre si vous venez ici pour la première fois (vous auriez pu faire un effort), je suis documentaliste dans un établissement lyonnais. Une de mes collègues a mis dans notre fonds le livre Les petites reines, de Clémentine Beauvais. Je l’ai côté, enregistré et couvert et donc, le livre et moi avons fait connaissance avant même de commencer à nous lire.

Ce premier échange de regards nous a mutuellement beaucoup plus, si bien qu’avant de le mettre en rayon, je l’ai glissé dans mon sac pour le lire chez moi.

Et lors des premières pages, je ne parvenais pas à m’arrêter de rire. Le temps de me faire au style de l’auteure, frais et décalé. Je me permets de citer les deux premières phrases : « Ca y est, les résultats sont tombés sur Facebook : je suis Boudin de Bronze. Perplexité. Après deux ans à être élue Boudin d’Or, moi qui me croyait indéboulonnable, j’avais tort ».

Voilà qui annonce la couleur ! Par « Boudin » on entend évidemment « fille laide » et non charcuterie. Mais les trois Boudins vont s’allier, pour partir à Paris à vélo, et vont financer ce voyage en vendant des… boudins (des charcuteries cette fois, et non leur corps, suivez un peu, au fond !). Ce projet aura l’heur de déplaire profondément à l’organisateur du concours de boudins, un jeune crétin du nom de Malo, qui ne supporte pas qu’une femme puisse exister pour autre chose que son physique. Dommage pour lui, il est tombé sur des jeunes intelligentes et futées, qui vont lui coller la honte tellement il est con comme un nuiton (lisez les romans de Karim Berrouka si vous volez comprendre la référence) et soyons honnêtes, on est bien content-e-s que ça arrive.

L’histoire, originale, est racontée avec beaucoup d’humour, et aborde des sujets graves avec une légèreté qui les dédramatise, mais surtout, donne des éléments de réponse, pour qui manquerait d’esprit de répartie. Le livre donne un excellent conseil à ce sujet (je ne le cite pas, car je ne sais plus à quelle page c’est dit) : quand on vous insulte, prenez les mots et utilisez-les en chapeau. C’est ainsi que le harceleur de Mireille, une des Boudins, se fait appeler, devant elle, « Bébé » par sa copine. Mireille va aussitôt adopter ce surnom qui sonne tellement ridicule dans sa bouche ! C’est également comme ça, que, tout au long du roman, elle se pare et se vante de son aspect de Boudin. C’est fabuleusement décomplexant.

Ce roman est une critique acerbe, qui pointe dans les côtes, vous savez, là où ça fait bien mal, diktats qui régissent corps des femmes, avec modernité. Le texte est émaillé des tweets et des commentaires que les gens postent sur Internet. Et Mireille pose cette question très juste : qui sont ces gens qui insultent ainsi par écran interposé ? Ils mangent, boivent, travaillent vont à l’école comme tout le monde ?

Au delà de l’histoire, on adore le style de l’auteure. Elle a le chic pour utiliser des mots qu’on imaginerait pas l’un à côté de l’autre. Ainsi, des images farfelues se glissent dans notre esprit. Par exemple un château éclate à l’horizon. C’est peut-être (certainement) moi qui ait un cerveau tordu, mais de suite, j’imagine le château exploser comme une pomme trop mûre qui tomberait au sol. le truc gluant, écoeurant, et fascinant.

Régulièrement, l’humour employé devient noir, grinçant, tout en restant allègrement plein d’auto-dérision. C’est ainsi que Mireille annonce un jour à sa mère que rétrospectivement, je me serais avortée. Le texte est aussi émaillé de comparaison bizarres comme gentil comme un poulet rôti, ou se sentir comme du lait qu’on fouette pour un cappuccino.

Ce road-movie agit comme un délicieux feel-good (zavez vu comme je cause bien le franglish ?). On referme le livre plein de bonne humeur, et plein de résolutions nouvelles pour lutter contre ces personnes stupides qui jugent sur le physique. C’est décidé, on ne laissera plus ça passer !

Pour preuve, je vous mets une photo de moi au réveil ! (non faut pas déconner non plus)

 

Les petites reines, de Clémentine Beauvais
aux éditions Sarbacane

 

 

La Lyon Kayak édition 2016

Hier se déroulait l’édition 2016 de la Lyon Kayak, une course en kayak, paddle, dragon-boat ou pirogue sur la Saône.

Nous étions plus de 2000 participants cette année, soit environ 1000 embarcations. Un sacré spectacle.

Et malgré la pluie, ce fut une réussite !

L’ambiance était super, on a bien rigolé, les bénévoles sont sympas et font du bon boulot. Merci à eux !

Greg et moi avons porté hauts nos couleurs, puisque malgré notre handicap (moi et mes reins défaillants) nous avons fini nos 14 km en 2 heures 40. La preuve que les greffés rénaux peuvent TOUT faire !

Cette année, pas de vent du Sud pour nous faire reculer, et pas mal de bon courant qui nous entraînait. Ça  a bien aidé. Entre l’île Barbe et Vaise, nous avancions sans presque pagayer. Par contre, de Rochetaillée à l’île Barbe puis de Saint George à Confluence, il a fallu mettre un bon coup de collier. Nous étions contents d’arriver.

La Lyon Kayak permet de découvrir Lyon sous un œil nouveau…

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La météo n’était pas top, tout le long de la course, une pluie fine et pénétrante nous a mouillés. Alors, OK, on ne fini jamais bien sec après une course de kayak, mais là nous étions totalement trempés et gelés. Le chili offert aux participants à l’arrivée a été vraiment bienvenu.

Notre ami Julien est venu nous prendre en photos depuis les quais et les ponts avec une superbe affiche qu’il a brandi en nous criant des encouragements. C’est super quand le public est là, ça aide à pagayer ! Bon, hier, vue la grisaille, on n’a pas eu beaucoup de monde, mais on est toujours heureux de voir les gens nous observer avec les yeux qui pétillent d’envie.

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Pour vous inscrire si vous en avez envie, c’est simple, rendez-vous au début de l’été 2017 sur le site de la Lyon Kayak, et ne vous trouvez pas de fausses excuses, c’est ouvert à vraiment tout le monde, pas besoin d’être sportif !

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Il faut juste avoir le goût du défi et être persévérant !

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